Protoïsation du Moyse REE
Par Loustic

Un petit locotracteur sympa, au fonctionnement irréprochable.
Ce serai dommage de s’en priver pour déambuler sur les dépôts, ou desservir nos embranchements proto.

Le convertir au proto, ne fût pas si simple, et à parfois nécessité de la minutie.
Minutie que je n’ai pas toujours maîtrisé complètement, mais, ça se rattrape...et au final, ça le fait!Protoisation Moyse REE 1.cdr

La bête avant de lui faire subir des sévices!

 

Premier démontage, un des essieux est palonnant. Le Moyse est chaussé de roues de Ø10,9, montées sur des portées moletées de Ø1,75, la partie centrale de l’axe sur laquelle est enfilé le pignon est d’un Ø1,85mm.
Pour adapter les roues aux dimensions proto, on peut reprendre celles-ci au tour. Mais comme je ne voulais pas m’orienter vers une solution qui requiert une machine d’usinage, je me suis lancé à la recherche de produits du commerce pouvant convenir pour équiper le locotracteur...Coup de bol, Luck propose des roues en Ø10,9 en p87 (nota , elles conviennent aussi pour équiper certains wagons Brawa). Par contre, ces roues sont livrées avec des axes de Ø1,5. Alors, après différents essais, la solution vers laquelle je me suis orienté pour monter ces roues sur le Moyse est: d’utiliser des axes de Ø1,9 sur lequel le pignon peut y être enfilé, comme les roues Luck associées aux bagues isolantes des roues du Club Proto. J’ai fait un premier essai avec un foret de 1,9 pour confirmer le principe. Il est à noter que les forets ont souvent un diamètre inférieur, à la valeur théorique (Ø1,85 dans le cas de celui qui illustre la photo).
Démontage complet des essieux Luck. Et perçage des trous de toc. Après avoir tracé un axe à l’arrière des roues. Je marque le centrage des trous en m’aidant du fond de la gorge de la roue pour positionner le foret. Puis perçage au Ø0,7.
Finalement, l’Octant ne fournit plus de rond en laiton ou acier de Ø1,9 . Profilés que j’aurai aimé mettre en œuvre, pour faire les axes, avec des parties moletées pour garantir des liaisons plus fortes avec les bagues isolantes et pignons. Je me suis donc rabattu sur l’utilisation de foret pour faire les axes. Pour info, j’en ai commandé plusieurs, et ils font entre 1,85 et 1,9 mm de diamètre. Ils sont tronçonnés à la bonne longueur, 18,6mm dans mon cas, un dixième en plus...avec un léger chanfrein aux extrémités.
Démontage des essieux originaux, et remontage des nouveaux en proto. Pour le remontage, j’ai pour habitude d’utiliser le Puller, légèrement modifié. Sur l’embout de l’axe de l’outil, j’enfile un morceau de tube laiton qui vient pousser sur le moyeu de la roue. Cette méthode aide à assurer un montage sans voile des roues sur l’axe. Malgré cela, cette méthode n’est pas garanti à 100%, et il se peut que l’aide de deux pinces plates soit nécessaire pour redresser une roue sur l’axe. Pour contrôler le bon écartement des roues, j’utilise un pied à coulisse,... mais plutôt à l’extérieur des roues, ce qui me semble plus pratique.
Une fois les essieux assemblés, j’ai garanti et solidifié le montage des bagues et pignons sur les axes avec quelques gouttes de colle cyano liquide. Les lames de prises de courant sont sournoises et ne nous aident pas pour le remontage dans le châssis, des essieux. Pour me faciliter la tâche, j’ai utilisé un pince à cheveu mise en forme pour plaquer les lames contre le châssis, au cours du remontage. Sur mon locotracteur, j’ai dû reprendre à la lime les bossages (flèches rouge) de la plaque qui retient l’essieu. Trop épais, j’ai enlevé 5 centièmes sur ces bossages. Enfin, sur l’essieu non palonnant, j’ai réduit en épaisseur le moyeu des roues ainsi que l’épaulement des bagues isolantes. Pour que l’essieu puisse prendre place dans le châssis.
Première étape franchie. On s’assure que les lames de prises de courant soit bien positionnées...et roule mon petit Moyse!... ...Un peu de plaisir, avant d’attaquer une phase, un peu plus minutieuse. Au locotracteur REE, j’ai choisi d’adapter des tampons REE! Bien sûr... Ils ont les deux modèles: tampons ronds, et ovales.
Les tampons secs sont enfilés sur des tenons moulés avec le châssis (métallique). A coté sur la photo, figure un tampon à ressort de la marque. Il va falloir à l’emplacement des tenons, percer les traverses pour y monter les queues des nouveaux tampons. En premier, les mains d’atteleur sont extraites des traverses dans lesquelles, elles sont enfichées. Ensuite le locotracteur est emmailloté dans un mouchoir en papier puis du film plastique étirable pour le protéger. Au besoin, on doit pouvoir apposer un morceau de mousse échancré pour les feux, devant la calandre, pour les préserver au cours des futurs travaux.
Un avant/après, pour avoir une idée des travaux à venir pour pouvoir implanter des tampons à ressort dans les traverses L’avant du locotracteur est revêtu d’adhésif de protection, seul apparaît l’embase de tampon, on se croirait sur une table d’opération!... Y’a de quoi...en premier, le tenon est tronçonné au moins de moitié. Puis il est percé au plus près de son centre avec un petit foret... Ensuite le trou est agrandi...Le trou devra être assez profond pour accueillir la queue du tampon lorsqu’il est écrasé...sic! Les festivités continuent!...
Les festivités continuent!... A l’aide d’une petite fraise, le trou est agrandi en s’efforçant de le recentrer par rapport à l’embase. Ensuite sous l’action de pince et cutter, les restes du tenon sont supprimés... ...puis graduellement à force de fraise, forets de plus en plus grand on va atteindre le diamètre final (à peu près Ø2,3), tout en s’assurant que le trou est au centre de l’embase. Un tampon permet de vérifier que les travaux sont finis. Et voilà, plus que trois fois à faire...
Comme rien n’est parfait, j’ai réussi à faire des trous un peu patator! Pas de problème...quelques morceaux de plasticard collés là où il faut. Et une fois la colle sèche, ce qui dépasse est arasé, et le reste sera caché sous le fût du tampon et les retouches de peinture...
Dernier chantier, les attelages à vis. D’abord, les attelages sont assemblés. Les queues des crochets sont raccourcies, pour m’éviter de devoir enlever trop de matière derrière la traverse pour les implanter.
A nouveau j’emmaillote le locotracteur pour le protéger au cours des travaux. J’ai coincé un morceau de laiton plié en U, pour éviter les dommages collatéraux... Le trou dans la traverse est percé pour accueillir prochainement la queue du crochet... A l’aide d’une fraise et d’un petit (usé) disque à tronçonner, je creuse une tranchée derrière la traverse jusqu’à atteindre le trou du crochet d’attelage...
Voilà ce que ça donne à la fin des travaux de rognage. Sur la gauche, on peut s’apercevoir, qu’au début de ces travaux j’étais plus ambitieux et je comptais supprimer toute la matière du support d’attelage. Mais, ça s’avérait trop compliqué et risqué, alors j’ai abandonné.
Voilà ce que ça donne à la fin des travaux de rognage. Sur la gauche, on peut s’apercevoir, qu’au début de ces travaux j’étais plus ambitieux et je comptais supprimer toute la matière du support d’attelage. Mais, ça s’avérait trop compliqué et risqué, alors j’ai abandonné. Une fois que le locotracteur est nettoyé: aspirateur, eau écarlate et pinceau...j’ai collé deux profilés en plasticard (1x1,5) derrière la traverse, ils sont percés pour accueillir le fil qui retiendra l’attelage. Le fil est dans ce cas du bronze phosphoreux de 0,3 pour un effet un peu élastique...ce qui finalement n’était pas vraiment le cas. Si c’est nécessaire, je le remplacerai par du fil d’acier de 0,2 ou, j’écarterai plus les profilés plastique. Les tampons sont en place. Ils ont été collés à la cyano liquide par l’extérieur, pour éviter de coller avec,... les plongeurs. Un premier point de colle par tampon. Puis une fois sèche, je rectifie l’aplomb si c’est nécessaire et je finis de les fixer avec des points de colle (avec modération comme le jaja!). Les éventuelles traces de colle sont grattées et devrait disparaître sous les retouches de peinture noire. En gros plan, sur certaines photos, on peut apercevoir les queues de tampons, les perçages dans la traverse affleurent le châssis. Comme représenté ci-dessous, les attelages sont en place retenus par les fils de bronze. J’ai choisi cette solution, car ça m’évitait de creuser plus profond dans le châssis pour l’encombrement de ressort à boudin.
Bon voilà, c’était un peu compliqué. Mais le jeu en vaut la chandelle. Un vrai bonheur de faire circuler le Moyse... ...en plus en proto!

Le materiels proto 87

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